Visiter New-York, c’est un peu visiter la planète. Chacune de ses rues, de ses avenues, chacun de ses quartiers est comme une incursion dans un pays ou un continent. Ce qui n’est finalement pas si étonnant dans un pays qui n’a connu sa croissance que grâce à l’immigration.
Les deux sites urbains les plus connus, répondant à ce mélange des origines, se trouvent au sud de Manhattan. Il s’agit bien sûr de Little Italy et de Chinatown, qui, en fait, ne comptent chacun qu’une poignée de rues et une flopée de restaurants (et de magasins en ce qui concerne la partie asiatique). Mais le melting-pot vécu par la cité va bien au-delà de ces deux exemples.
Ce multicultiralisme, on le vit au quotidien en déambulant dans les rues, en montant dans un wagon du métro, là où se côtoient les golden boys qui descendront à Wall Street, les ouvriers latinos tout juste sortis de leur chantier, la mamie asiatique venue faire ses courses dans son magasin favori, les juifs orthodoxes au regard perdus dans une prière, les junkies qui tentent de vous soulager de quelques pièces, les jeunes blacks au costume impeccable qui vont à l’université ou les rappeurs blancs dont les pantalons baggys semblent définitivement bloqués dans le XXe siècle…
Un multiculturalisme qui s’entend aussi au quotidien. Là où hier l’anglais-américain était la langue unique, les sonorités asiatiques ou hispaniques deviennent banales. Les Mexicains ou latino-américains ne se cachent plus derrière un anglais approximatif et utilisent entre eux sans complexe la langue de Cervantes. A tel point que de nombreuses enseignes ont décidé d’utiliser sur leurs présentoirs les deux langues. La cité était déjà une des plus ouvertes sur le monde (28% de la population est née hors des Etats-Unis). Et, dans une époque où le repli sur soi devient la norme, elle continue de l’être de plus en plus…

Visitar Nueva York es como hacer la vuelta al planeta. En cada una de sus calles, avenidas, o barrios es como hacer una incursión a un país o continente. Lo que en definitiva no es tan sorprendente dado que es un país que solo ha conocido su crecimiento gracias a la inmigración. Los dos sitios urbanos más conocidos, correspondientes a esta mezcla de orígenes, se encuentran en el sur de Manhattan. Estos son, por supuesto, Little Italy y Chinatown, que, de hecho, cada uno tiene solo un puñado de calles y una gran cantidad de restaurantes (y tiendas en lo que respecta a la parte asiática).
Pero el melting-pot (mezcla de poblacion) vivido por la ciudad va mucho más allá de estos dos ejemplos. Esta multiculturalidad la vivimos a diario paseando por las calles, subiendo a un vagón de metro, donde se codean los golden boys que bajarán a Wall Street, los obreros latinos que acaban de salir de su obra, la abuela asiática que viene de hacer compras en su tienda favorita, los judíos ortodoxos con los ojos perdidos en una oración, los drogadictos que intentan quitarte unas monedas, los jóvenes negros con trajes inmaculados que van a la universidad o los raperos blancos con pantalones bombachos. Definitivamente todo parece estancado en el siglo XX…
Una multiculturalidad que también se escucha a diario. Donde ayer el inglés americano era el único idioma, los sonidos asiáticos o hispanos se están volviendo comunes. Los mexicanos o los latinoamericanos ya no se esconden detrás de un inglés roto y usan la lengua de Cervantes sin complejos. Tanto es así que muchas marcas han decidido utilizar ambos idiomas en sus displays. La ciudad -donde el 28% de la populación nació fuera de los EEUU- ya era una de las más abiertas al mundo. Y, en una época en la que encerrarse en uno mismo se está convirtiendo en norma, lo sigue siendo cada vez más…

laurent&jose
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