Eh oui, on a donc fait une croisière ! Voilà deux ans, alors que nous avions déjà les billets d’avion, les frontières de la Norvège sont restées fermées, Covid oblige… Et puis nous avons trouvé ce voyage en bateau à prix cassé, qui, sans aucun doute, serait bien moins cher qu’une voiture de location, plus l’essence, plus les hébergements plus la nourriture si nous avions dû parcourir les fjords depuis la terre.
Alors, on embarque, avec un peu d’appréhension, mais aussi beaucoup de curiosité. Et on se dit tout de suite que l’on va passer deux belles semaines, ce qui fut le cas. Ok, on ne pourra pas oublier les petits couples qui se jettent sur le bar sitôt embarqués (ils aveint le forfait all inclusive), l’Anglais qui proteste car il n’a droit qu’à (??) 15 boissons alcoolisées par jour, le petit couple engonsé elle dans sa robe à paillettes, lui dans son smoking, affichant chacun les 95 ans bien écoulés… On n’oubliera pas non plus ceux qui pensent pouvoir vider le buffet vu la taille de leurs assiettes. Ceux qui, une heure après avoir pris leur petit-déjeûner foncent vers le snack de la piscine pour dévorer une part de pizza (excellente, d’ailleurs) ou un hamburger. Ou encore ceux qui chaque jour ne varient en aucun cas de leur menu frites-nuggets alors que la quasi totalité des plats changent quotidiennement…
Dans une croisière, il y a aussi les escaliers en marbre, les rampes dorées, les grands lustres, la moquette épaisse, le champagne (mousseux ?) qui coule à flots… Mais il y a aussi les grands défilés de haute-couture d’une certaine clientèle qui côtoient les leggings et T-shirt hyper moulants d’un Anglais qui avaient dû avoir accepter un défi pour aller ainsi habillé, malgré ses évidents kilos superflus, durant toute la croisière…
Le bateau est un micro-village (avec près de 5000 personnes en tout, dont 1500 membres d’équipage) avec son boulanger, son maître-nageur, son prof de sport, ses barmans, son personnel de nettoyage, ses mécaniciens, et surtout deux fois 1750 qui ne se connaissent pas et qui vont devoir cohabiter dans un lieu clos. Et cela fonctionne bien ! A tel point que l’on se sent bien dans ce monde clos, préservé, hors du temps et des considérations écologiques (oui, un bateau de croisière, ça pollue…). Un monde que l’on aimerait finalement ne pas quitter. D’ailleurs, on ré-embarque quand ?

¡Sí, hemos hecho un crucero! Hace dos años, cuando ya teníamos billetes de avión, las fronteras de Noruega seguían cerradas, debido al Covid… Y entonces encontramos este viaje en barco a precio rebajado, que, sin duda, nos saldría bastante más barato que un coche de alquiler, además gasolina, más alojamiento y comida si hubiéramos tenido que recorrer los fiordos desde tierra.
Así que nos embarcamos, con un poco de aprensión, pero también mucha curiosidad. Y enseguida nos dijimos que íbamos a pasar dos semanas estupendas, y así fue. Es verdad que no es muy alentador ver a esas lindas parejas que se lanzan a la barra nada más abordar (tienen el paquete todo incluido), el inglés que protesta porque solo le permiten (??) 15 bebidas alcohólicas por día. la pareja modelo, ella con su vestido de lentejuelas, él con su esmoquin, cada uno haciendo alarde de sus 95 años pasados… Tampoco nos olvidaremos de aquellos que creen que pueden vaciar el buffet teniendo en cuenta el tamaño de sus platos. Aquellos que, una hora después de desayunar, corren al chiringuito de la piscina para devorar un trozo de pizza (excelente, por cierto) o una hamburguesa. O aquellos que no varían en nada su menú de patatas fritas-nuggets cada día aunque casi todos los platos cambian a diario…
En un crucero, también están las escaleras de mármol, las barandillas doradas, las grandes lámparas de araña, la gruesa alfombra, el champán (¿espumoso?) que fluye libremente…
Pero también están los grandes desfiles de alta costura de una determinada clientela que se codean con los leggings y la camiseta súper ajustados de un inglés que debió aceptar el desafío de ir vestido así, a pesar de sus evidentes kilos de más, durante todo el crucero…
El barco es un micropueblo (con cerca de 5.000 personas en total, de los cuales 1.500 tripulantes) con su panadero, su socorrista, su instructor deportivo, sus camareros, su personal de limpieza, sus mecánicos y, sobre todo, dos veces 1.750 que no se conocen entre ellos y que tendrán que vivir juntos en un espacio cerrado. ¡Y funciona bien! Tanto es así que nos sentimos bien en este mundo cerrado, preservado, fuera del tiempo y de consideraciones ecológicas (sí, un crucero contamina…). Un mundo que, en última instancia, no quisiéramos abandonar. Además, ¿cuándo volveremos a abordar?





laurent&jose
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