Les images sont parfois superflues. Prenez vos écouteurs, montez le son, fermez les yeux et voyagez… jusque dans notre notre cantine de Shanghaï !

Las imágenes son a veces superfluas. Ponte tus auriculares, sube el sonido, cierra los ojos y viaja… hasta nuestra granja de Shanghai!

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Quelques minutes avant 8 heures du matin, dans la petite salle du restaurant Lone Xiangju de la Jiashan road, à un jet de pierre de la station homonyme. A l’intérieur, c’est l’heure du petit déjeuner autant pour les écoliers, le plus souvent accompagnés de leur grand-mère, ou les cadres ou ouvriers qui débutent leur journée avec un plat de nouilles ou une soupe. Un moment étonnamment calme lorsque l’on connait l’appétit des Chinois pour la parole et le bruit en général.
Juste à gauche, l’un d’eux termine d’ailleurs son consommé aux wontons fourrés à l’épinards, dont deux flottent encore dans le bouillon, avant qu’ils ne soient engloutis. A la table juste derrière, un homme s’assoie à côté d’un autre, juste après avoir commandé à la caissière coincée dans son box à l’entrée.
La serveuse arpente l’étroit passage entre les tables et la cuisine dans laquelle trois personnes s’affairent devant un seau entier de farce qu’ils disposent minutieusement dans la pâte pour constituer les raviolis. La hotte ronronne et envoie juste devant la vitrine une colonne de vapeur emplie des parfums des bouchées cuisant dans des tours de paniers en bambou.
Un homme pousse la porte qui couine et jette un œil distrait au grand panneau tout en chinois annonçant le menu. Il sait d’avance qu’il va commander le panier de six wontons de Shanghai, la spécialité de la maison, pour 7 RMB (0,92 €). A deux mètres de là, un enfant qui vient juste de dévorer ses raviolis babille et se lance dans une conversation avec sa grand-mère qui lui jette un œil distrait. Elle consulte son téléphone qui lui indique que l’école va commencer dans quelques minutes et qu’il est temps d’y aller…
Ouvrez les yeux. Le voyage s’achève. Ou peut-être ne fait-il que commencer…

Unos minutos antes de las 8 de la mañana, en la pequeña sala del restaurante Lone Xiangju de la carretera de Jiashan, a un tiro de piedra de la estación del mismo nombre. En el interior, es hora del desayuno para los escolares, a menudo acompañados por sus abuelas, o los ejecutivos y trabajadores que empiezan el día con un plato de fideos o una sopa. Un momento sorprendentemente tranquilo cuando reconocemos el apetito chino por el griterío y el ruido en general.
Justo a la izquierda, uno de ellos termina su ración de wontons rellenos de espinacas, dos de los cuales todavía flotan en el caldo, antes de ser devorados. En la mesa de atrás, un hombre se sienta junto a otro después de hacer su pedido en la caja que ya está colapsada a esas horas de la mañana.  
La camarera ocupa el estrecho pasillo que hay entre las mesas y la cocina (donde hay tres cocineros liadísimos frente a un cubo entero de relleno que van poniendo meticulosamente en la masa para formar los ravioles. La campana de extracción runrunea y envía justo en frente de la ventana una columna de vapor lleno de aromas salidos de la cocina de esas torres de cestas de bambú.
Un hombre empuja la puerta que chirría y echa un ojo distraído a los pósters fotográficos que hay con los platos que anuncian en chino el menú. Él sabe de antemano que va a pedir una cesta de seis wontons de Shanghai, la especialidad de la casa, por 7 RMB (0,92 €). A dos metros de distancia, un niño que acaba de comer su ravioli balbucea y comienza una conversación con su abuela que lo mira distraidamente. Ella consulta su teléfono y le dice que la escuela comenzará en pocos minutos y que es hora de irse…

Abre los ojos. El viaje termina. O tal vez sólo está empezando …

laurent&jose
admin@findusnow.fr

One thought on “Sonorama > Lone Xiangju

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