C’est un coin tranquille, un peu perdu, dans le centre-ouest de l’Espagne, à une centaine de kilomètres du Portugal et le double de Madrid. Une vallée parcourue par une rivière, le Jerte, qui se transforme chaque année en un pur enchantement.
Cette vallée est une des plus connue du pays, si on parle de fruits, car c’est ici que se produisent près de 50% des cerises du pays. Sur les versants qui encadrent le Jerte, des collines pentues sur lesquelles s’accrochent entre un million et un million et demi de cerisiers (personne ne sait vraiment), le plus souvent sur des terrasses façonnées par l’homme depuis le XVIIIe siècle.
Et forcément, le moment préféré de tous, c’est le printemps, lorsque, fin mars-début avril, les arbres se transforment en bouquets gigantesques, avec des millions de fleurs blanches qui les recouvrent. Forcément, c’est le moment que choisissent des centaines de touristes pour déferler sur les petites routes qui serpentent à travers les champs, pour multiplier les selfies devant les arbres. Un moment adoré, mais aussi forcément redouté par les producteurs, qui consultent avec frénésie les prévisions météorologiques, craignant un coup de gel qui détruirait tout ou partie de la production.
L’autre moment favori débute au mois de mai pour prendre fin en juillet : la cueillette, forcément à la main, des précieux fruits. Une course contre la montre réalisée par un déferlement de petites mains venues de Roumanie ou du Maghreb, pour récupérer les précieuses cerises qui partiront à 60% à l’exportation. Le reste ? On le retrouvera sur les marchés du pays, dans les produits transformés (on trouve ici une formidable bière à la cerise, moins acide ou amère que la Krieg belge), ou dans les coffres des voitures des visiteurs qui viennent ici les récupérer au meilleur prix. Sans oublier d’autres amateurs qui se sentent plus qu’heureux à ce moment-là : les oiseaux qui s’invitent à ce buffet sans limite !
Es un rincón tranquilo, un poco perdido, en el centro-oeste de España, a cien kilómetros de Portugal y el doble de Madrid. Un valle atravesado por un río, el Jerte, que se convierte cada año en una delicia. Este valle es uno de los más conocidos del país, si de frutas hablamos, pues es aquí donde se produce casi el 50% de las cerezas del país.
En las laderas que enmarcan el Jerte, escarpadas colinas sobre las que se asientan entre un millón y un millón y medio de cerezos (nadie lo sabe), la mayoría de las veces en terrazas modeladas por el hombre desde el siglo XVIII.
E inevitablemente, la época favorita de todos es la primavera, cuando, a finales de marzo-principios de abril, los árboles se convierten en gigantescos ramos, con millones de flores blancas cubriéndolos. Inevitablemente, este es el momento que cientos de turistas eligen para irrumpir en los pequeños caminos que serpentean entre los campos y multiplicar los selfies frente a los árboles. Un momento adorado, pero también necesariamente temido por los productores, que consultan frenéticamente las previsiones meteorológicas, temiendo una helada que destruya toda o parte de la producción.
El otro momento predilecto comienza en mayo y termina en julio: la recolección, necesariamente a mano, de los preciados frutos. Una carrera contrarreloj protagonizada por una oleada de pequeñas manos de Rumanía o el Magreb, para recuperar las preciadas cerezas que se destinarán al 60% a la exportación. El resto ? Se puede encontrar en los mercados del país, en productos procesados (aquí encontramos una maravillosa cerveza de cereza, menos ácida o amarga que la Krieg belga), o en los baúles de los autos de los visitantes que vienen aquí a recogerlas al mejor precio. . . Sin olvidar a otros aficionados que se sienten super felices en ese momento: ¡los pájaros que se invitan a sí mismos a este buffet ilimitado!