Lorsque l’on voyage, il faut souvent avoir de la chance. Et nous en avons eu énormément lors de notre venue sur l’île de Tanna, riche de son volcan Yasur (voir le post précédent). Bien que l’île soit connue pour ses tribus, nous n’avions pas prévu d’en visiter, les spectacles de danse qu’elles donnent à heure fixe sont en effet souvent des montages peu convaincants réalisés seulement pour les touristes, dans le but de faire rentrer un peu d’argent dans les caisses de la communauté…
Nous voilà dans le 4×4 qui nous amène de l’aéroport jusqu’au pied du volcan. Le chauffeur nous explique sommairement que l’on doit récupérer quelqu’un en chemin. Soit. Nous voilà donc engagés sur une petite piste perpendiculaire à celle qui nous mène au volcan Yasur. Cinq kilomètres et une centaine de nids de poule plus loin, la voiture s’arrête dans un virage, et on entend au loin des chants et des bruits de percussion. Le chauffeur se saisit de son téléphone et engage une conversation dans un dialecte local avec son interlocuteur, avant de repartir pour réaliser les 500 derniers métres.
Là, il nous fait signe de sortir : « on va à la tribu », lance-t-il. Bon, d’accord. Mais est-ce que ce ne serait pas la tribu qui était en train de chanter ? 300 mètres bien raides plus tard, nous voici au milieu d’une foule de 150 personnes qui danse dans une ronde parfaite, frappant des mains et battant des pieds sur la terre. Un seul blanc à l’horizon, le touriste que nous devons récupérer et qui a passé la nuit dans le tribu (dans un confort très sommaire, nous commentera-t-il peu après).
Cette ronde, ces chants, c’est une cérémonie de circoncision, un des quatre grands moments de la vie (avec la naissance, le mariage et la mort) qui rythme la vie des hommes et pour lesquels les tribus accordent une place prédominante. En toute simplicité, les hommes lancent des chants, rejoints par les enfants, les anciens ou les femmes qui mêlent leurs cris aux leurs dans un chœur à plusieurs voix.
Au lieu d’une reconstitution, nous voilà en pleine célébration païenne, avec les habitants qui se maquillent avec ce qu’ils trouvent (dont de nombreuses décorations de Noël) pour danser et chanter à pleine voix, en toute simplicité et décontraction. Un moment unique et spectaculaire que l’on ne doit qu’à notre bonne étoile…
Cuando viajas, a menudo tienes que tener suerte. Y tuvimos mucha cuando llegamos a la isla de Tanna, rica por su volcán Yasur (ver el post anterior). Aunque la isla es conocida por sus tribus, no habíamos planeado visitarlas, los espectáculos de danza que ofrecen con un menú para turistas, a menudo son montajes poco convincentes hechos solo para turistas, con el único propósito de recoger algo de dinero para las arcas de la comunidad …
De forma que íbamos en el 4×4 que nos llevaba desde el aeropuerto hasta los pies del volcán. El conductor nos explica brevemente que debemos recuperar a alguien en el camino. Pues vale, le decimos. Así que de repente se desvía por una pequeña pista perpendicular a la que da acceso al volcán Yasur. Cinco kilómetros y cien baches más tarde, el automóvil se detiene en una curva y sentimos cantos distantes y sonidos de percusión. El conductor levanta su teléfono e inicia una conversación en un dialecto local con su interlocutor, antes de salir para llevar a cabo los últimos 500 metros.
Allí, nos hace una seña: « vamos a la tribu », dice. Vale, de acuerdo. ¿Será la tribu la que canta y hace esos sonidos de percusión? 300 metros más tarde, nos encontramos en medio de una multitud de 150 personas bailando en una rueda perfecta, aplaudiendo y golpeando sus pies en el suelo. Un blanco en el horizonte, el turista que debemos recoger y que pasó la noche en la tribu (en un alojamiento muy básico, como nos comentará poco después).
Esta rueda, estas canciones, forman parte de una ceremonia de circuncisión, uno de los cuatro grandes momentos (con nacimiento, matrimonio y muerte) que marcan la vida de los hombres y para el cual las tribus tienen un lugar predominante. Con toda simplicidad, los hombres lanzan canciones, junto con los niños, los ancianos o las mujeres que mezclan sus gritos con los de ellos en un coro con varias voces.
En lugar de una recreación, aquí estamos en plena celebración pagana, con los habitantes que usan maquillaje con lo que encuentran (incluidas muchas decoraciones navideñas) para bailar y cantar a toda voz, con sencillez y relajación. Un momento único y espectacular que le debemos a nuestra buena estrella…
Pues sí que tuvisteis suerte! 😀
Que graciosos estan con esos adornos navideños para ellos debe de ser una gran cosa para nosotros tienen otro significado pero todo es aprobechable muy curioso y divertido,