Des villes dans lesquelles les habitants se comptent non pas en milliers mais en millions ; des humains entassés dans des tours sans âme ; une démographie galopante avec une augmentation exponentielle du nombre d’habitants ; des cités nouvelles sans histoire et sans identité créées pour rassembler le plus grand nombre… En Chine, le gouvernement central a pris des mesures draconiennes pour que la population ait accès à des logements dignes. Ce qui est incontestablement un plus. Mais l’aspect matériel ne fait pas tout et le bonheur ne se calcule pas seulement en mètres carrés d’appartement aux normes…
Lors de notre passage dans la métropole de Chongqing, ce qui nous a le plus marqué, au delà du gigantisme de la ville, c’est ce petit bout de rue, au sein du marché artisanal, dans lequel se concentraient plusieurs centaines de personnes devant des feuilles accrochées sur des panneaux. En premier lieu, en utilisant notre application de traduction automatique, nous avons pensé qu’il s’agissait de personnes disparues dont les proches tentaient d’obtenir des nouvelles. Mais un homme qui parlait un peu anglais nous a rapidement corrigé : « non, ce sont des blind dates« , des rencontres à l’aveugle.
Sur les formulaires pré-imprimés, les candidats à l’amour indiquent leur âge, poids, niveau d’études, le fait qu’ils ont ou non des enfants. Un système proche des anciennes agences matrimoniales aujourd’hui reléguées aux oubliettes par internet, qui ici attire chaque semaines des centaines de célibataires ou veufs. Pour se retrouver, rien de plus simple : il suffit de demander à qui correspond le formulaire qui vous intéresse. Et le charme agit. Ou pas.
Sur ce marché bien particulier, les candidats au bonheur ont revêtu leurs plus beaux habits. Les hommes tentent de bien se coiffer et évitent de trop cracher par terre. Les femmes osent un maquillage un peu plus poussé. Des efforts le plus souvent touchants, tout comme ces personnes venues ici tenter de trouver un peu de chaleur dans ce monde de brutes. Car si en Occident vivre est parfois difficile, ici, c’est encore plus compliqué. Et le célibat pèse très lourdement sur ces Asiatiques qui, par leur culture, ne communiquent que très peu hors du cercle très restreint de la famille. En Chine, la notion d’amitié est peu présente, sauf peut-être au sein des nouvelles générations nourries à fortes doses de WeChat, un mélange de facebook et Wattsapp local. Alors, lorsque la famille est inexistante, on se retrouve très vite seul au milieu de ces cités qui comptent plus d’humains que d’humanité.

Ciudades en las que los habitantes no se cuentan por miles sino en millones; humanos amontonados en torres sin alma; una demografía galopante con un aumento exponencial en el número de habitantes; nuevas ciudades sin historia e identidad creadas para añiñar a tantos… En China, el gobierno central ha tomado medidas drásticas para garantizar que la población tenga acceso a viviendas dignas. Lo cual es sin duda un plus. Pero el aspecto material no lo hace todo y la felicidad no se calcula sólo en metros cuadrados de apartamento según los estándares…
Cuando estuvimos en la metrópoli de Chongqing, lo que más nos impresionó, más allá del gigantismo de la ciudad, es este pequeño pedazo de calle, dentro del mercado artesanal, en el que se concentraban varios cientos de personas aglutinadas delante de unos paneles repletos de anuncios en blanco y negro. En primer lugar, utilizando nuestra aplicación de traducción automática, pensamos que estaban poniendo anuncios de parientes desaparecidos o bien estaban tratando de obtener noticias de ellos. Pero un hombre que hablaba un poco de inglés rápidamente nos corrigió: « no, estas son citas a ciegas « .
En las formas preimpresas, los candidatos al amor indican su edad, peso, nivel de educación, si tienen o no hijos. Un sistema cercano a las viejas agencias matrimoniales hoy relegadas al olvido por internet, que aquí atrae a cientos de solteros o viudos cada semana. Para encontrar a alguien, nada más simple: solo debes preguntar por formularios que coincidan con lo que a ti te interesa. Y el encanto actuará. O no.
En este mercado tan particular, los candidatos a la felicidad van vestidos con sus mejores galas. Los hombres van bien peinados y evitan escupir en el suelo. Las mujeres se atreven con un poco más de maquillaje. Muy a menudo delicados y tiernos ya que estas personas vienen aquí tratando de encontrar algo de calidez en este mundo impersonal. Porque si en occidente vivir a veces es difícil, aquí es aún más complicado. Y el celibato pesa mucho sobre estos asiáticos que, por su cultura, se comunican muy poco fuera del pequeño círculo de la familia. En China, la noción de amistad es poco presente, excepto quizás las nuevas generaciones alimentando altas dosis de WeChat, una mezcla de Facebook y Wattsapp local. Así que cuando la familia es inexistente, uno se encuentra muy rápidamente en medio de estas ciudades que tienen más humanos que humanidad.

laurent&jose
admin@findusnow.fr

4 thoughts on “Chine : un besoin d’humanité / Buscando humanidad

  1. Solo se me ocurre una expresion , alucinante, todo los edificios el mercado sobre todo el panel de citas, nada seguir enseñando el mundo es esta ventana.

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