Le Mato Grosso, c’est un peu le grand jardin du Brésil, avec de l’eau, beaucoup d’eau, des terres fertiles et des exploitations agricoles à perte de vue. Dans ces champs, les agriculteurs de la région cultivent le soja (un quart de la production nationale), élèvent des vaches ou produisent du coton. D’ailleurs, ce sont sur ces champs que l’on est tombé, juste à côté de Bom Jardim.
En premier lieu, oubliez toutes vos références avec l’agriculture espagnole ou française. Ici, les micro-parcelles n’existent pas. Et l’unité pour mesurer les surfaces est plus de l’ordre du kilomètre-carré (ou de la dizaine de kilomètres carrés) plutôt que l’hectare. Il est quasiment impossible de voir les limites des exploitations qui recouvrent des collines et des plaines entières.
D’ailleurs, les agriculteurs ont adapté les outils en conséquence. Ici, le sulfatage se fait en avion (il a y toujours un petit aérodrome à proximité). Et les moissonneuses ont des lames de coupe qui avoisinent la vingtaine de mètres, pour éviter trop d’aller-retour sur les terres.
Dans cet état, 70% de la production nationale de coton est réalisée, et il est estimé que la surface totale consacrée à cette culture est de l’ordre de 1,5 millions d’hectares. Soit l’équivalent du Monténegro. Ou la moitié de la Catalogne. Ou encore trois fois l’île de France… On vous avait dit qu’on était dans la démesure !
Mato Grosso es un poco el gran jardín de Brasil, con agua, muchísima agua, tierras fértiles y explotaciones agrícolas hasta donde alcanza la vista. En estos campos, los agricultores de la región cultivan soja (una cuarta parte de la producción nacional), crían ganado o producen algodón. Y precisamente fue en esos campos donde nos encontramos, justo al lado de Bom Jardim.
Antes que nada, olvídense de todas sus referencias sobre la agricultura española o francesa. Aquí no existen las microparcelas. La unidad de medida de las superficies se acerca más al kilómetro cuadrado —o a decenas de kilómetros cuadrados— que a la hectárea. Es prácticamente imposible distinguir los límites de las explotaciones, que cubren colinas y llanuras enteras.
Los agricultores, por supuesto, han adaptado sus herramientas a esta escala. Aquí, las fumigaciones se realizan en avión (siempre hay un pequeño aeródromo cerca). Y las cosechadoras cuentan con barras de corte de casi veinte metros, para evitar demasiados recorridos de ida y vuelta sobre los cultivos.
En este estado se produce el 70 % del algodón nacional, y se estima que la superficie total dedicada a este cultivo ronda los 1,5 millones de hectáreas. Es decir, el equivalente a Montenegro. O la mitad de Cataluña. O incluso tres veces la región de Île-de-France… Ya les habíamos dicho que aquí todo es desmesurado.