Peu de villes dégagent une ambiance comme celle qui plane au dessus de Christchurch. La deuxième ville de Nouvelle-Zélande semble en effet comme plombée, résignée à devoir subir, souffrir, reconstruire.
La récente histoire de la ville est marquée par une série de drames et de faits-divers qui l’ont radicalement transformée. Il y a onze ans, le 18 décembre 2008, s’y déroulait un crime des plus sordides : Mallory Manning, une jeune prostituée au parcours noir, entre famille d’accueil, drogues et séjour en prison, est assassiné par un client. Etranglée, poignardée, violée et achevée à coups de tuyau en métal. La mort de la jeune femme fut la monnaie à payer pour que Mauha Fawcett, un chômeur de 21 ans, intègre le gang des Mongrel Mob. Ce fait-divers révulsa le pays et eut un retentissement à travers la planète entière, pour son incroyable cruauté et stupidité.
Deux ans plus tard, le 4 septembre 2010, les habitants sont réveillés au petit matin par un fort séisme de magnitude 7, qui ébranle pas mal d’édifices sans toutefois faire de gros dégâts. Mais quelques mois plus tard, le 13 juin 2011, la terre se remet à trembler. La secousse est plus faible, mais beaucoup moins profonde. Les ravages sur le centre-ville sont considérables, à tel point que 70 à 80% des bâtiments sont touchés et doivent être abattus. Neuf ans plus tard, la reconstruction est toujours en cours et la ville a des airs de no-mans-land, avec ses immenses terrains vagues en plein cœur.
15 mars 2019 : c’est cette fois-ci dans deux mosquées proches du centre. Le terroriste Brenton Tarrant, friand des thèses de l’extrême droite et de la théorie du complot du génocide blanc ouvre le feu sur des fidèles musulmans et tue 51 personnes. « Avant cet attentat », nous commentait un chauffeur originaire d’Inde, « il se développait un vrai climat raciste dans la ville. Aujourd’hui, tout a changé. Tout le monde a été traumatisé par cette journée, et la société semble plus unie que jamais. » Une réaction salutaire, pour une cité qui, physiquement comme psychologiquement, doit se reconstruire.
Pocas ciudades tienen una atmósfera como la de Christchurch. La segunda ciudad de Nueva Zelanda parece realmente plomiza, resignada a sufrir, sufrir, reconstruir.
La historia reciente de la ciudad está marcada por una serie de dramas y eventos que la han transformado radicalmente. Hace once años, el 18 de diciembre de 2008, hubo un crimen de lo más sórdido: un cliente asesina a Mallory Manning, una joven prostituta de dificil adolescencia acogida por una familia, además de drogas y prisión. Estrangulada, apuñalada, violada y golpeada con un tubo de metal. La muerte de la joven fue la moneda de pago para que Mauha Fawcett, un desempleado de 21 años, se uniera a la pandilla de la mafia mestiza. Este hecho repelió al país y reverberó en todo el planeta por su increíble crueldad y estupidez.
Dos años después, el 4 de septiembre de 2010, los habitantes se despiertan temprano por la mañana por un fuerte terremoto de magnitud 7, que sacude muchos edificios sin causar mucho daño. Pero unos meses después, el 13 de junio de 2011, la tierra comienza a temblar. El temblor es más débil, pero mucho menos profundo. Los estragos en el centro de la ciudad son considerables, tanto que del 70 al 80% de los edificios se ven afectados y deben ser demolidos. Nueve años después, la reconstrucción aún está en marcha y la ciudad parece tierra de nadie, con un enorme páramo en el corazón.
15 de marzo de 2019: esta vez en dos mezquitas cerca del centro. El terrorista Brenton Tarrant, aficionado a las teorías de la extrema derecha y la teoría de la conspiración del genocidio blanco abre fuego contra los fieles musulmanes y mata a 51 personas. « Antes de este ataque », comentó un conductor de la India, « había un clima realmente racista en la ciudad, hoy todo ha cambiado, todos han quedado traumatizados por este día y la sociedad parece más unida que nunca « . Una reacción saludable para una ciudad que, física y psicológicamente, debe reconstruirse.
I de Nova Zelanda, a on… ?